Un Joinvillais à Kyoto

14 juin 2007

Kamé amé aaaaaahhhh !!

Je vais tenter de parler de quelque chose que je connais finalement que très peu, le manga.

En Japonais, manga désigne toutes les bandes dessinées (Japon, Etats-Unis, Europe etc.), alors qu'en francais un manga est spécifiquement une bande dessinée japonaise. Ce dernier n'est pas à confondre avec l'animé qui elle représente un dessin animé, dont l'histoire est souvent la copie d'un manga, c'est pour cela que l'on tend à confondre les deux.

Alors qu'en France on perçoit une montée continue des ventes de manga depuis une dizaine d'année, jusqu'à atteindre, en 2006, 45% de part de marché de la BD, au Japon le manga est un incroyable phénomène de masse. De loin, le premier tirage de l'édition devant la presse japonaise pourtant elle-même la plus tirée au monde, le manga est partout au Japon : dans les cafés, restaurants, coiffeur, train, sento. Et ce grâce à des gros reliures hebdomadaires rassemblant plein de courts épisodes de plein de manga différents, tirés sur papier recyclé. Les gens les laissent dans le train quand ils ont finis comme ça tout le monde peut en profiter. Alors bien sur, faut pas être exigent sur le fait de vouloir le tout dernier épisode de Naruto car ça ne sera certainement pas le cas, mais c’est toujours cool d’attraper un manga gratuit dans le train et de le laisser sur le siège à la sortie.

Il existe aussi des formats conventionnels, plus petits mais plus chers (aux alentours de 3 euros, ce qui est toujours moitié moins qu’en France) sur papier blanc avec couverture en couleur, s’il vous plait !

Le manga et surtout l’anime ont fait une percée au début des années 1990 avec des séries maintenant légendaires comme Dragon Ball Z, Sailor Moon ou les Chevaliers du Zodiaque. Ces séries étaient plutôt violentes comparées aux autres dessins animés de l’époque. Le manga a beaucoup souffert de cette image en Europe pendant de longues années. Alors qu’il existe un éventail de style de manga allant de la romance (劇画 gekiga) aux contes pour enfants (子供 kodomo) en passant par les manga pour filles (女性 josei) ou les fresques historiques (時代物 jidaimono). Bien sur un certains nombres de manga sont « violents » tout comme les films d’action normaux ou « érotiques »(エッチecchi) tout comme le rayon « vidéos pour adulte » existe dans le magasin de location de DVD.

En espérant vous avoir un peu ouvert les yeux sur ce qu’est le phénomène culturel manga au Japon.